Imprimer à l’ère du digital : Redesign du journal The Guardian

13 avril 2018

4 minutes de lecture

Le Design Museum est le musée de référence du design britannique. Entièrement consacré au design contemporain, nous avons eu la chance de pousser notre expertise au-delà de nos domaines respectifs. Nous nous sommes rendus à l’exposition de design industriel sur la marque Ferrari. Une deuxième exposition « Hope to nope », plus philosophique cette fois, offrait une rétrospective sur la contestation politique dans le design.

En tant qu’UX et UI designers, nous avons choisi de mettre en exergue une exposition sur le journal The Guardian dans l’optique de rester en lien avec nos compétences et pour pouvoir disposer d’un avis plus objectif et plus pointu sur le sujet.

Le journal The Guardian a été crée en 1821 avec pour principale ligne éditoriale, la défense du courant social-libéral (centre gauche).
Très vite, il devient un des journaux les plus populaires en Grande Bretagne. Au début des années 2010, ce succès s’estompe entrainant une forte chute des ventes papiers du journal. The Guardian éprouve des difficultés à faire face à une digitalisation croissante de l’accès à l’information gratuite.

 

 

Comment The Guardian s’est il adapté à la demande de l’ère digitale ?

The Guardian a lancé un nouveau format de son journal papier. Un design plus petit et plus rentable permettant une complète uniformisation entre le print et le web.
 L’élément saisissant de ce nouveau design est le fait que le template du journal soit déterminé par son homologue digital.

Infographie, grandes images, une police de caractère ont été repensés pour garantir une meilleure lecture.
Tous ces éléments, directement issus du digital, sont maintenant utilisés dans le print.

Les évolutions majeures de ce redesign sont :

– L’augmentation de la taille des images.
Elles sont moins présentes mais plus grandes. Ces images permettent un plus grand impact et une meilleure narration.

– L’ajout d’explications.
The Guardian se voulait plus accessible et a donc rajouté des encarts d’explications sur des sujets complexes.

– Une nouvelle police de caractère, “Guardian Headline” désignée par Paul Barnes.
Plus grande et plus condensée, elle est haute en contraste et est plus lisible quelque soit le support utilisé.

– La flexibilité de mise en page.
L’avantage de ce nouveau format est le fait que les articles s’affichent sur une double page. Le nombre de colonnes par page peut varier et s’adapter à la variété du contenu.

– Une meilleure lisibilité.
Les informations clés sont mises en exergue grâce au traitement typographique, la police de caractère : The Guardian Headline Bold.

Ces décisions liées au design indiquent que le digital a révolutionné la façon dont nous consommons l’information sur et en dehors des écrans, et ce depuis plusieurs années.

Avec plus de 150 millions de visiteurs uniques par mois, The Guardian se classe au 3ème rang des sites de presse d’information les plus consultés au monde.
 Son homologue print est diffusé à 185 000 exemplaires par jour.

La conception est un processus ou une façon de penser qui peut être appliquée à n’importe quelle échelle et à n’importe quel support, à condition de ne jamais oublier, au fil du temps, de se mettre à la page !

 

 

Alexandre & Karim

 

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