Une leçon de e-commerce donnée par Burberry

12 octobre 2017

6 minutes de lecture

L’histoire officielle de Burberry commence en 1856 avec Thomas Burberry. À cette époque, Thomas, âgé de 21 ans est un apprenti drapier. C’est un homme entrepreneur, ambitieux qui décide d’ouvrir sa première boutique en Angleterre.

En 1880, après maintes réflexions, la gabardine voit le jour. Ce manteau novateur est confectionné à partir de tissus waterproof. Il faudra attendre 1901 pour parler de véritable image de marque. En effet, l’année 1901 marque un tournant car la marque et le slogan « Prorsum » qui signifie « avant » sont déposés.

1914 est aussi une année incontournable : le trench coat naît et entraîne avec lui une succession de chamboulements dans l’identité et le style de la marque.

Depuis, Burberry conserve sa place très convoitée : une marque de luxe internationale au réseau de distribution fort.

Comme chacun sait, Burberry a pris très tôt le virage du numérique. Bien plus en avance que ses rivaux sur Internet, Burberry a même commencé à travailler avec les géants du e-commerce Amazon et Tmall (Alibaba).

Le site internet a été localisé en plusieurs langues en portant une attention toute particulière aux différences culturelles, techniques et linguistiques.

Il est régulièrement mis à jour et bien pensé. Dans la même lignée, le site est intuitif, beau, clair et assez facile d’utilisation.

En somme, il correspond aux attentes de ses utilisateurs tous âges confondus.

Un background blanc a été utilisé pour exprimer la sobriété, l’élégance et la simplicité. Les visuels sont de qualité et l’accent est mis sur le RSE.

Burberry semble faire des efforts considérables dans sa politique de recrutement.

Cependant, on aurait souhaité voir davantage de push buttons dès le header donnant accès aux réseaux sociaux.

La page Facebook a été créée en 2010.

Elle rassemble 17 millions d’abonnés. La marque chouchoute ses internautes en les remerciant pour leur soutien et leurs encouragements.

La chaîne YouTube concentre 308 000 abonnés.

C’est le média idéal pour mettre en avant ses défilés et pour promouvoir ses campagnes publicitaires.

Une section maquillage et parfums a été pensée.

La partie « Musique » permet à Burberry de renouveler son intérêt pour les artistes d’Angleterre. Rien n’a été omis. L’internaute apprécie le fait de trouver une rubrique corporate, qui met l’accent sur le discours tenu par la CEO. On découvre la marque sous un angle inédit, Burberry semble être une entreprise où il fait bon travailler et évoluer.

On regrette cependant de ne pas pouvoir entrer davantage dans les coulisses de la marque, de ne pas avoir accès à des contenus plus exclusifs.

On aurait notamment aimé mettre un visage sur le nom du directeur artistique et connaître ses motivations et sources d’inspiration.

Le contenu de la page LinkedIn est peu renouvelé. En dehors des offres d’emploi, la page semble être vouée à elle-même.

Les internautes ont trouvé le filon de cette page peu modérée et très suivie pour promouvoir leur propre business. On aurait aimé connaitre le background et les missions accomplies au quotidien par les staff members. Un calendrier éditorial devrait être défini plus en profondeur. Burberry devrait profiter de ce formidable outil pour créer un lien unique avec ses abonnés.

Twitter est utilisé dans l’optique de teaser ses clients avant le lancement des produits et l’ouverture des nouvelles boutiques.

Burberry a le sens du détail, tweete régulièrement et a pris le parti de créer un compte @BurberryService, capable de répondre aux attentes de ses clients.

Il s’agit d’un service disponible 24h/24, 7j/7.

Instagram est utilisé avec brio ; mais on aurait apprécié que la marque s’engage davantage en discutant avec ses internautes.

La marque devrait utiliser des hashtags pour optimiser son référencement un maximum. La marque devrait interpeller et rentrer en contact avec des influençueurs issus du monde de la mode, de la littérature, des artistes…

La marque a compris l’utilité des réseaux sociaux et le fait savoir. Elle n’est pas présente sur la toile pour copier ses rivaux.

On sent vraiment qu’elle prend du plaisir à le faire. Burberry ne tombe dans aucun écueil. La marque s’adapte à sa clientèle issue des générations Y & Z, à ce monde qui évolue constamment.

C’est une marque authentique à qui l’on a envie de faire confiance.

L’activité de la marque sur les réseaux sociaux est cohérente et reste en lien avec les valeurs qu’elle véhicule. Tous les moyens sont bons pour rappeler son héritage British, d’où l’utilisation de mannequins qui sont tous British.

Mathilde

Partagez l'article

Pourquoi les entreprises externalisent-elles ?
Le vocabulaire digital : Journée 2 – Les Anglicismes

Conseil, accompagnement et production digitale
5-7 rue Saint Fiacre 75002 Paris
01 81 69 73 90