Metavers

Le 08/01/2024

Les Métavers : les grandes tendances du moment

On commence à observer deux grandes directions sur lesquelles se positionnent les Métavers : les univers centralisés ou décentralisés.

Qu’est-ce qu’un univers centralisé ? Qu’est-ce qu’un univers décentralisé ? Quelles sont les différences entre les univers centralisés et décentralisés ? Comment les plateformes font-elles le choix entre ces deux technologies ?

Notre Communauté Innovation et Nouveaux Usages vous propose quelques éléments de réponse.

Les univers décentralisés

Définition : en s’appuyant sur la technologie de la Blockchain, nous avons vu dans les épisodes précédents que certaines plateformes comme The SandBox ou Decentraland laissent à leurs utilisateurs l’entière propriété des terrains, expériences, avatars et NFT. L’univers virtuel est complètement à disposition de ses utilisateurs. Ils donnent carte blanche à la créativité de leur communauté pour co-construire un environnement virtuel qui leur ressemble. Ce choix donne un double avantage à ces éditeurs : la plateforme dépense moins de ressources pour créer et designer l’expérience. Cela permet également d’engager davantage les marques présentes dans le Métavers en proposant de plus grandes possibilités de création.

Dans ces univers décentralisés, les utilisateurs peuvent construire et échanger des objets ou des expériences via des crypto-monnaies. Il est néanmoins nécessaire que des utilisateurs créatifs soient au rendez-vous pour que les expériences du Métavers se renouvellent.

Les univers centralisés

À l’inverse des univers décentralisés, les univers centralisés existent depuis qu’existent les datacenters.

Définition : dans le cas des univers centralisés, les éditeurs choisissent de mettre à disposition des utilisateurs un certain nombre de fonctionnalités. Les utilisateurs peuvent parler, se voir, se mouvoir dans l’espace ou encore habiller leur avatar. Cependant, c’est l’éditeur qui garde la main sur les principales orientations de la plateforme et ses fonctionnalités essentielles.

C’est le principe en place chez les éditeurs de réseaux sociaux depuis longtemps. Prenons  l’exemple de Facebook : l’utilisateur s’inscrit sur la plateforme, crée son profil (par conséquent dépose ses données dans les serveurs de Meta) et peut interagir avec les autres utilisateurs.

Certains éditeurs de Métavers suivent la même logique. C’est le cas pour des plateformes comme Spatial (utilisée par BNP Paribas lors de VivaTech 2022) ou encore Gather, un Métavers 2D s’apparentant au gameplay de Pokémon sur Gameboy. Il est par exemple possible sur Gather d’asseoir son avatar à une table en discutant uniquement avec les personnes qui y sont assises.

L’évolution des usages dans ces espaces est donc plus lente mais l’expérience y est plus fluide car plus robuste et plus uniforme.
 

L’accessibilité par device

Le second enjeu des Métavers réside dans l’accès à ces environnements. Faut-il privilégier un accès via de multiples canaux ou une expérience ultra immersive qui se limite à la réalité virtuelle et donc nécessite un équipement conséquent et onéreux ?

Dans le cas d’un environnement virtuel accessible sur tout type de devices, l’éditeur favorise le nombre d’utilisateurs. Dans le cas d’un Métavers accessible uniquement en réalité virtuelle, l’éditeur  privilégie l’expérience au détriment du nombre de visiteurs.

Les Métavers : réelle opportunité ou mirage ?

Pour terminer, nous vous proposons quelques chiffres pour vous aider à vous faire votre avis sur l’avenir des Métavers :

  • Une étude du cabinet Gartner estime que 25 % des gens passeront au moins une heure par jour dans le Metaverse en 2026.
  • Meta a annoncé l’année dernière vouloir embaucher 10 000 personnes dans les 5 années à venir.
  • 62% des Français ne comprennent pas l’intérêt des Métavers selon un baromètre de l’agence d’études iligo.
  • Bloomberg estime que les revenus générés par les Métavers en 2024 s’élèveront à 800 milliards de dollars.
  • Roblox revendique 54 millions d’utilisateurs actifs quotidiens au T1 2022.
  • The Sandbox revendique 350 000 utilisateurs actifs mensuels.
  • The Sandbox est évalué à 4 milliards de dollars.
  • Le NFT le plus cher du monde a été vendu pour 91,8 millions de dollars. Il s’agit de The Merge, une œuvre d’art de PAK, qui a été achetée par 28 983 collectionneurs.
  • Les ventes de NFT ont rapporté 25 milliards de dollars en 2021. Ce chiffre n’atteignait pas 100 millions de dollars en 2020.

Pour conclure, la course des Métavers est bel et bien lancée. Chaque univers se bat pour attirer un maximum d’utilisateurs, attirer des marques et des annonceurs dans son univers et donc créer de la valeur. 

Les marques travaillent sur leurs expériences pour faire vivre à leurs clients et prospects des aventures à leur image. Le but est simple : s’installer durablement dans le paysage pour atteindre les clients de demain !

 

Brice et Martin de la communauté Innovation et Nouveaux Usages

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